Oh, this is the end of everything that I’ve known

no way of knowing if I’ll ever be home

I don’t ever wanna be alone

alone…

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Le garçon venait de fermer la porte en bois clôturant ainsi tout contact extérieur, s'enfermant dans sa bulle. Il passa une main dans ses cheveux noirs, il repensait sans cesses à ce qu'on lui disait.

 

" Ta mère est morte petit, je suis désolé"

 

 

Tout était si faux, l'humanité semblait être caché par un immense masque d'hypocrisie. Ils n'en avaient rien à faire. Ils voulaient juste se donner bonnes consciences. Même son père semblait s'en foutre. Lorsque le jeune lui posait cette fameuse question " Où est ma mère..?", il répondait qu'elle était morte, partie. Mais ça, Darvill le savait déjà. Il argumentait donc: "Où est-elle enterrée..?". Son père feignait de ne pas entendre. Le garçon n'était pas idiot, il savait qu'on lui cachait quelque chose. Il aimait sa mère, du moins il se rappelait vaguement de bon souvenirs avec elle.

 

L'héritier Costati s'assit alors sur son lit, son regard se posa sur un petit cadre exposé sur une étagère. Il tendit la main, hésitant, c'était comme l'homme dans l'oeuvre de Michel Ange, il voulait se rapprocher de la photo -qui symboliquement représentait pour lui sa mère- mais quoi qu'il fasse, il serait toujours incapable de l'atteindre. Elle était autre part et bien trop loin de lui. Le garçon se laissa tomber sur son lit, le poids de sa tête l'ayant basculé en arrière, son corps heurtant le matelas. Il ferma les yeux, le temps d'une seconde il était transporté dans un univers de rêve et de fantaisie. Seulement un instant et il se retrouva dans un parc... Un visage, le sien. Son réveil sonna, cette fois il n'avait pas pu lui parler.

 

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Darvill se hissa sur ses pieds avec un enthousiasme bien rare. Il sortit du premier tiroir de son bureau un carnet. Sur chaque page on pouvait y voir un dessin similaire. Un pro aurait pu discerner la particularité et la technique de l'artiste. Il avait du talent et même un sot s'en serait aperçu. Il tenait ça de son oncle lui disait-on. Il se sentait proche de lui. "Maxime Costati", il savait que le frère de sa mère avait la réputation d'être un homme charmant et abusant quelquefois de ses atouts. Darvill sourit, même son prénom confirmait sa réputation. Il était doux et agréable, pas comme le sien qu'il trouvait affreux. Il était tellement bizarre, original certes, mais on aurait dit que ses parents l'avaient trouvé après Churchill dans le dictionnaire des noms propres.

 

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Il ouvrit son calepin et observa ses oeuvres encore une fois. Il les trouvait surfaites, bien entendu, c'était le comble de chaque artiste. Il n'arrivait pas à immortaliser la rareté du visage de la gamine. Elle avait ces tâches de rousseurs uniques si particulière pour son teint de peau assez mat. Son nez lui rappelait étrangement celui de sa mère, mais il avait vu beaucoup de personnes à Brooklynn ayant cette particularité. Ce devait être typique de la ville il présumait.

 

On avait déposé des lettres près du sacré cadre et Darvill prit un de ces malins plaisirs à arracher les enveloppes. Il sortit quelques cartes postales qu'il ne prit pas la peine de lire. Il en recevait beaucoup, de personnes ne le connaissant même pas quelques fois qui leur apportaient soi-disant du soutien, se sentant si peiné pour le gamin. Il en avait marre de ces gens si égoïste. Il n'y en avait qu'un seul qui le comprenait et qu'il comprenait. C'était son oncle mais celui-ci était bien loin. Il n'en avait pas encore découvert la raison, il n'avait pas lu le livre jusqu'à ce chapitre. Le livre...Quel livre? Vous vous demandez sûrement. C'était un bête journal que Darvill avait trouvé dans des cartons empilés dans le grenier de la villa Costati lorsqu'il avait été rendre visite à sa grand-mère. C'était intime, Darvill ne voulait pas le toucher, mais une voix lui avait incité. Elle avait dit que c'était son devoir, qu'elle avait collecté les pensées de son oncle les inscrivant dans ce récit pour que le jeune homme puisse les lire. Sa vie pourrait en être changé après. Elle disait que c'était la plus triste histoire d'amour qu'elle avait vu et il devait le lire. Il se croyait fou, atteint de schizophrénie, mais on lui apprit ce soir-là toute cette histoire de legacy. Il devait hériter de sa mère morte et par ailleurs il était le seul à entendre une voix qui était là pour le guider. Personne ne savait vraiment son nom, elle se faisait appeler apparemment Cos, mais avait ce plaisir coupable de se donner des sobriquets les plus ridicules les uns que les autres.

 

Puis, le petit qui s'était perdu dans ses pensées, se reprit tenta de s'empêcher de divaguer et de finir par ne plus retrouver le chemin vers la réalité. Il avait cette fâcheuse habitude. Il était incapable de rester concentré. Il ne savait pas si cela existait, mais il était comme un hyperactif du cerveau. Il faillit rire lorsque cette idée effleura son esprit, ce qu'il pouvait penser comme un idiot des fois. On lui disait pourtant le contraire, tout le monde avait tendance à clamer que c'était un môme prodige. Il ne se trouvait pas spécial, il aimait lire, dessiner et rêver. Tous les autres enfants étaient comme ça non ? Ils avaient tous la tête dans les étoiles à toujours s'imaginer ailleurs, dans les étoiles, les images ou autre part, comme un parc par exemple. C'était le cas pour Darvill et il savait pourquoi. Toutes ses nuits agitées se déroulaient dans un parc, c'est débile, il n'aime pas la verdure. Il faut croire qu'elle elle apprécie ça. Elle lui en a montré tellement, les plantes qui bordent tel ou tel lac, celles qui escaladent les murs comme des lézards. Elle peut se montrer si ennuyante des fois, mais ça n'empêchait pas Darvill d'aimer sa présence et de souhaiter de ne jamais ouvrir ses maudits yeux.

 

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Le jeune qui se lamentait encore sur sa misérable existence finit par trouver la motivation qui lui était nécessaire pour aller en cours et se cultiver. Il tenta de ne pas repenser à cette petite même si ce fut extrêmement dur pour lui, il tenait tellement à elle et pourtant il ne savait même pas son prénom ni la raison pour laquelle elle venait perturber ses nuits. Mais des fois elle n'était pas là et ça le rendait tellement triste, mais il se ressaisissait et généralement il retrouvait toujours une raison pour se sentir mieux, pour le faire sourire. Il s'agissait d'ailleurs souvent d'un souvenir amusant qu'il avait vécu et adoré avec sa compagne nocturne.

 

 

Darvill se décida enfin à sortir de sa petite grotte et retrouva sa tante adorée dans la cuisine en train de s'amuser à faire sauter quelques pancakes tout en murmurant de petits secrets à son beau-frère. Ils faisaient tout le temps cela et l'héritier ne le supportait étant de nature curieuse. Alors, il fouinait pour avoir plus d'informations, mais il faut croire que les adultes savaient bien à quel point il adorait les mystères. Darvill a toujours supposé que les deux parlaient de sa mère, mais il trouvait cela assez étrange. Que pouvaient-ils en dire après tout, elle était partie, il n'y avait plus de raisons d'essayer de la rendre vivante en la plaçant au centre de toutes leurs conversations.

 

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Gabe et Prudence cessèrent tout de suite leurs précédentes activités et se séparèrent. Ils le prenaient vraiment pour un idiot, il était clair que les adultes cachaient quelque chose de plutôt important au petit. Croyez-le, ce n'était pas des cadeaux de Noël, c'était bien plus gros, tellement qu'il savait que s'il apprendrait la vérité il ne serait plus jamais celui qu'il était avant. C'était un gamin malin, on faisait ça pour le protéger, il le savait. Mais ça n'empêcherait jamais sa curiosité de le rendre fou, il ne supportait pas le fait d'être ignorant. Lui, il était réaliste, quand quelque chose le tracassait il posait sa question sur internet et on lui donnait toujours une réponse satisfaisante. Il est débrouillard, ça c'est certain, quelques-uns pourront même vous dire qu'il est assez capricieux et des fois trop impatient. Pourtant, quand il le veut, il sait se présenter comme un petit ange fade qui sourit et parle quand il le faut, pour dire ce qu'il faut comme il le faut. Il n'est pas un admirateur de l'hypocrisie, mais il est prêt à tout pour avoir ce qu'il veut. Il est comme ça Darvill, curieux et manipulateur. Et qui sait, c'est peut-être ça qui le mènera à sa perte, tout comme l'amour à mener son oncle dans un monde bien trop sombre.

 

Le jeune homme failli sursauter lorsqu'une porte en bois claqua derrière lui. Toute la mélancolie qui avait commencé à parcourir son être vola en éclat et il tourna rapidement la tête pour savoir quelle en était la cause. La jolie blonde qui avait l'air énervé, c'était elle qui avait fait tout ce rafus. Elle s'approcha de Darvill et secoua rapidement ses cheveux, même s'il faisait mine d'être agacé par son geste, celui-ci l'amusait assez. Leur relation était bien spéciale et dure à comprendre, mais ça ne l'empêchait d'adorer sa "tante", bien que celle-ci soit assez excessive et inquiétante de temps en temps.

 

Enora déposa un léger baiser sur les joues de sa compagne pour lui dire bonjour dignement et s'adossa contre le comptoir, elle fixa les belles prunelles bleues de sa petite brune, Darvill se sentant de trop en profita pour continuer ses préparatifs, il ne voulait pas manquer l'école, déjà que son dossier scolaire n'était pas glorieux.

 

Prudence remarqua vite le bandage qui entourait une des mains de son amie. Cela faisait déjà quelques temps qu'elle voyait que celle-ci allait assez mal. Mais elle connaissait Enora et elle savait que celle-ci était réservée et n'aimait pas vraiment parler de ses soucis. Mais cette fois, c'était bien trop, elle la ferait parler, peu importe ce que ça lui coûtera.

 

 “ AANNNNW, chérie, qu'est-ce que t'as à ta main ?

 - C'est rien, bafoua la blonde un peu gênée que sa partenaire ait remarqué sa  blessure.

 - Te fous pas de moi Nora..

 - Je me suis coupée.

 

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Elle regarda Prudence comme si celle-ci était sa mère et que la petite blonde   avait fait une bêtise qu'elle tentait de cacher comme elle le pouvait. Mais la brunette n'était pas dupe.

 

 - Oui ça j'ai vu, mais comment ?

 - Je suis tombée..

 - Sur un couteau ?

 - Nah, sur un miroir..

 

Il ne suffit que d'un regard pour que la jeune femme comprenne le problème. Sa petite-amie n'arrivait plus à se regarder en face, c'était sûrement à cause de ces stupides cicatrices. Elle n'avait jamais réussi à savoir d'où elle les tenait, mais elle n'était pas conne au point de ne pas comprendre qu'elles étaient rattachées à un évènement malheureux qui la blessait psychologiquement.

 

 - Si tu ne veux pas m'en parler je comprends, mais dis toi bien que tôt ou tard il faudra que tu m'expliques toute cette histoire. Je t'aime toi et tout ce qui va avec, y compris ton passé.

 

Enora poussa un soupir, ce que disait son interlocutrice était tellement vraie, elle ne pourrait pas fuir la réalité toute sa vie et déjà ses cicatrices le lui rappelaient. Mais pour l'instant c'était bien trop tôt, alors elle se contenta juste d'esquisser un léger sourire à son amie tout en lui murmurant, la voix un peu chamboulée, "Moi aussi je t'aime."

 

 - Je sais, tout le monde m'aime, rigola Prudence de façon à détendre l'atmosphère.

 

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/POV DARVILL (premier de la Gen, YEAAH)/

 

Je m'étais assis sur le siège le plus proche de moi dans ce bus qui semblait si vide. Il faut croire que dans mon quartier il était rare d'y trouver des écoliers. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que la raison est financière, mes parents ont décidé d'habiter dans le coin. Il n'y a absolument rien, quelques gros buildings un peu décoratifs, où il n'est pas formidable d'y voir sortir des businessmans assez désagréables, un ou deux petits parcs, là-bas la verdure n'est pas spécialement florissante. Je ne sais pas qui est l'imbécile qui a décidé de le nommer espace vert, mais il faudrait qu'il revoie ses couleurs. J'avais glissé mes écouteurs dans mes oreilles, enfin mon casque. Vous savez, à Brooklyn il y a deux types de gens, l'équipe des écouteurs et ceux des casques. C'est totalement stupide de se faire la guerre sur telles stupidités, les deux objets ont la même utilité. Mais je peux bien comprendre ce débat, je préfère tellement l'idée de me sentir isolé, comme plongé dans la musique quand je glisse cet accessoire sur mon crâne tout comme un autre le ferait avec un serre-tête.

 

A cause du long trajet q

 

ui me sépare de mon collège, je dois avouer qu'il m'arrive de divaguer et même d'aimer me laisser porter par mes idées. Enfin, je continue de détester devoir me lever bien tôt pour ne pas louper le transport commun qui ne vient presque que pour moi de toute façon. Il faut me comprendre, allez arracher un insomniaque au sommeil qu'il avait eu la chance d'avoir pour une fois. Je passe mes nuits et aussi mes journées à réfléchir et ça me tiraille la tête. Il faut dire qu'avec le mystère qui m'entoure c'est une réaction normale non ? Vous ne pensez pas ? Déjà il y a ma mère qui meurt bêtement sans que je puisse en connaître la cause, les discussions secrètes entre ma tante et mon père, le caractère bipolaire d'Enora qui bascule de la douceur à de l'agressivité, je ne vous parle même pas de l'histoire de mon oncle qui est aussi incroyable que la découverte d'Albert Einstein et puis, il y a aussi le fait que je suis un legacien, chose un peu rare, toutes les nuits je rêve d'une personne que je ne connais pas et apparemment j'ai des pouvoirs dont je ne sais pas leurs utilités.

 

J'avais changé de chanson entre temps, les niaiseries lentes et ennuyeuses ce n'est pas mon style. Je suis un amateur de pop, pas celle de maintenant, mais celle des années 2000. La musique de nos jours est tellement peu évoluée, c'est juste commercial, remarque ça l'était aussi à l'époque, mais au moins c'était plus agréable à écouter. Je pose ma tête contre la vitre en fermant les yeux. Il paraît qu'on ne se rend jamais compte de la chance qu'on a, je suis désolée, mais vous ne pourrez jamais me faire réaliser que l'époque dans laquelle je vis est agréable. Etant un passionné d'histoire, je trouve le passé tellement plus fascinant. Les histoires des autres sont bien plus intéressantes. Vous pouvez me dire que je ne vis pas dans le présent, je ne le nierai pas. Mes rêves à moi ne consistent pas à avoir un beau métier ou d'avoir un bel avenir. Mon souhait c'est de ressemble à quelqu'un d'autre ou quelque chose d'autre. Est-ce que ça fait de moi une personne sans personnalité ? Peut-être, sûrement…

 

Il y a des gens que j'admire et je prends exemple sur eux, je suis comme ça. Vous pouvez deviner que le personnage que j'admire le plus est mon oncle. C'est compréhensible, il n'est peut-être pas l'homme le plus intelligent du monde mais croyez-moi il a un coeur d'or. Peut-être que celui-ci n'était destiné qu'à une seule. On m'a plusieurs fois reproché d'être antipathique, même moi le pense. C'est pour ça que je lis son journal presque tout le temps dans l'espoir que ses récits me changent, me rendent un peu plus humain. Un jour, je suis sûre que comme lui j'arriverai à aimer à en crever et ça ne me fait pas peur, loin de là.

 

 

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Coucou les poulets, oui je suis longue. J’ai eu des grooooooooooos soucis d’ordis, mon pc d’amuur est actuellement en réparation donc les sims ne sont pas à ma disponibilité. Puis comme j’essayais de sauver mon pondichuuw, bah j’ai pas vraiment pu me concentrer sur ma maj. mais voili voilou, c’est ici c’est là, sous vos yeux ébahits alors vous arrêtez de me bouher merci bien.. Ensuite, j’espère que cette maj vous aide un peu à comprendre parce que je sais qu’avec la dernière fois j’en ai paummé pas mal. Si vous avez des questions posez les à Neik elle sait déjà touuuut (je ne peux pas ne pas tout lui spoiler avec sa tête si adorable).


Je vous aime et wala…